1) Le e muet qui parle (2)
Spectacle poétique
Lecture: Virginie Francoeur
Électroniques: Belinda Campbell
Saxophone: Isabel Serra
Maison de la culture Ahuntsic, Montréal
novembre 2017
 
 
Par le biais du texte, Virginie Francoeur se questionne sur ce qu’on attend des femmes. La perception qu’elles ont de leur corps, de leur personnalité, de leur intellect qui se heurte immanquablement à la perception qu’en ont les autres et aux cadres fixés par la société. Quelle image désirent-elles projeter? Quels rôles peuvent-elles jouer au sein de leur communauté? Doivent-elles concilier ces rôles de femme professionnelle de mère et d’épouse? Qu’espèrent-elles de la société et des hommes?
À la poète se joignent Isabel Serra (saxophoniste) et Belinda Campbell (pianiste) qui répondent à la lecture par des pièces composées et réfléchies pour les poèmes spécifiquement.
 
 

le e muet qui parle from Belinda Campbell on Vimeo.

 
 

2) Le e muet qui parle (1)
Spectacle poétique
Lecture: Virginie Francoeur
Électroniques: Belinda Campbell
Saxophone: Isabel Serra
Nuit Blanche, Montréal
mars 2017
 
 

le e muet qui parle from Belinda Campbell on Vimeo.

 
 

3) La chambre kaléiodoscopique
Music performance
Sculpture installation: Pascal Dufaux
40 minutes
4 min. 40 second excerpt

Oboro, Montreal, March 2016.

Bringing together visual artist Pascal Dufaux and performance artist and musician Belinda Campbell, The Kaleidoscopic Room is the second part of a collaboration begun in 2012 for the 24 Gauche events organized by Magali Babin and Patrice Coulombe.

Presented at the Phénomena Festival, this performance is a live sound and visual exploration between Pascal Dufaux’s three “seeing machines” and Belinda Campbell’s performative and musical presence. The kinetic video machines create an immersive visual environment in real time, in which the musician moves and drifts between the images, shadows, and reflections. Inspired by how Dufaux’s kinetic machines look, Campbell’s musical aesthetic contrasts a futuristic technological universe with traditional instruments such as the bandoneon (used in folk music and tango) and the karimba (an instrument used by griots and African storytellers). The asynchronous juxtaposition between image and music gives a fictional and almost dreamlike aspect to the strange documentary film that is automatically produced by the kinetic video.

Watching this improbable and open encounter between the objects of a futuristic science and the traditional instruments of the past, viewers take part in the strange production of a film in real time, whose subject is the kaleidoscopic mirroring of the live performance of its own soundtrack.

This project is made possible through the Support for Emerging Practices (SPE) program, spearheaded by the Conseil des arts de Montréal in partnership with the Conférence régionale des élus de Montréal (CRÉ) and the Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ).

3) La chambre kaléiodoscopique
Performance musicale
Installation sculpturale: Pascal Dufaux
40 minutes
Extrait de 4 min.40

Oboro, Montréal, mars 2016
 
 

Réunissant le plasticien Pascal Dufaux et la performeuse et musicienne Belinda Campbell, La chambre kaléidoscopique est le deuxième volet d’une collaboration amorcée en 2012 lors des soirées 24 Gauche (organisées par Magali Babin et Patrice Coulombe).

Présentée dans le cadre du festival Phénomena, cette performance se veut une exploration sonore et visuelle en direct entre trois « machines de vision » de Pascal Dufaux, et le corps performant et musical de Belinda Campbell. Les machines vidéo-cinétiques créent un environnement visuel immersif en temps réel au sein duquel la musicienne se déplace, glisse entre les images, les ombres et les reflets. Inspirée par l’apparence des machines cinétiques de Dufaux, l’esthétique musicale de Campbell se base sur le contraste entre un univers machinique futuriste et des instruments traditionnels connotés tels le bandonéon (folklore et tango) et le kalimba (instrument typique des griots et des conteurs africains). La juxtaposition décalée entre image et musique injecte une dimension fictionnelle quasi onirique à cet étrange film documentaire automatique produit par la vidéo cinétique.

Sorte de rencontre improbable et libre entre les objets d’une science futuriste et des instruments traditionnels héritiers du passé, le spectateur assistera à l’étrange tournage en temps réel d’un film prenant comme sujet la mise en abîme kaléidoscopique de l’exécution en direct de sa propre trame sonore.

Ce projet a bénéficié du programme de Soutien des pratiques émergentes (SPE), piloté par le Conseil des arts de Montréal et issu d’un partenariat avec la Conférence régionale des élus de Montréal (CRÉ) et le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ).
 
 

La chambre kaléidoscopique from Belinda Campbell on Vimeo.


 
 

4) Répartition/Dispersion
Musical creation for the project, Les Voisins, a series of concerts organized by Éric Mattson in May, 2014.

40 minutes
Belinda Campbell: piano
Ellwood Epps: trumpet
Raphael Foisy-Couture: double bass
Nick McGraw: electric guitar
Isabel Serra: saxophone
Julien Berthie: radios

Photo: Éric Mattson

Répartition-Dispersion is an improvisation for an apartment. Six musicians spread out through the rooms, balconies and back alley of a 4 ½ apartment improvise. Working with the surrounding space, materials, reverberations, and in particular the distance between the musicians, Répartition-Dispersion experiments with tensions between moments of unison and moments of audible uncertainty.

4) Répartition/Dispersion
Création musicale pour le projet Les Voisins, série de concerts organisés par Éric Mattson, Mai 2014
Répartition-Dispersion est une pièce improvisée pour appartement. Six musiciens répartis dans les différentes pièces d’un 4 ½, comprenant balcons et ruelle créeront une improvisation. En tenant compte de l’espace, des matériaux, de la réverbération et surtout de la distance entre les musiciens, Répartition-Dispersion veut expérimenter les tensions entre des moments d’unisson et d’incertitudes sonores.

40 minutes
Belinda Campbell : piano
Ellwood Epps : trompette
Raphael Foisy-Couture : contrebasse
Nick McGraw : guitare électrique
Isabel Serra : saxophone
Julien Berthier: radios

Crédit photo: Éric Mattson

 
 

5)Pièce pour machine vidéo-cinétique, kalimba et bandonéon
Improvisation et composition au kalimba et bandonéon
2012-2013
15 minutes
Diffusée: Espace Projet, Montréal, décembre 2012.

documentationp+b.bandonéon1Mbps from Belinda Campbell on Vimeo.

documentationp+b.kalimba1Mbps from Belinda Campbell on Vimeo.

Ce projet en collaboration avec Pascal Dufaux est en cours d’expérimentation. Nous avons présenté une première version lors du 24eGauche à Espace Projet. Voici un article de Claire Moeder paru dans le web magasine Rats de ville et qui explique le projet.

21/12/2012
CLAIRE MOEDER sur Pascal Dufaux
Musique cinétique

photo : Pascal Dufaux

L’artiste montréalais Pascal Dufaux croise pour la première fois la performance. Sa dernière création, une sculpture vidéo-cinétique, est confiée aux mains de la musicienne Belinda Campbell, créant à cette occasion une association complice entre la musique et la machine.

La performance permet de mettre l’artiste face à l’œuvre et de renouveler ainsi la relation entre les deux. Que cela soit un face-à-face frontal entre le créateur et la création ou une invitation ouverte lorsqu’un autre artiste est amené à réinvestir l’œuvre, la performance déplace le centre d’attention : de l’œuvre, il glisse nonchalamment vers la figure de l’artiste. Ici incarnée par un artiste invité, la performance de Pascal Dufaux répond à l’appel collaboratif qui apparaît souvent au détour d’une performance, occasion rêvée de revisiter l’œuvre existante.

La sculpture de Pascal Dufaux a pris place dans la petite salle d’Espace Projet lors d’une soirée de performance organisée par 24Gauche. L’objet se tient, a priori, immobile et muet remplissant la définition attendue d’une sculpture. Pourtant, l’objet ne s’arrête pas là et vient trouver renfort auprès de l’art médiatique : il se dote d’un mécanisme qui permet de capter et retransmettre des images des lieux environnants en temps réel. La mécanique de l’image, très simple lorsque apprivoisée, donne pourtant à l’ensemble une allure robotique complexe. Projetant une image toujours mobile en arrière-plan, l’œuvre génère sa propre mise-en-scène, qui évolue lentement selon la rotation poursuivie par la caméra.

Dans ce décor cinétique, la performance trouvera rapidement son angle : l’artiste musicienne vient interagir directement avec l’image, dans un jeu de cache-cache et d’exhibition rythmés par la musique. Belinda Campbell joue d’une sanza, un petit instrument africain communément appelé piano à pouces. L’instrument dans ses mains, la musicienne évolue dans l’espace, se déplaçant selon l’angle de la caméra. Le corps humain prend possession de l’instrument optique autant que de l’instrument musical et se place au centre du dispositif. Les boucles musicales se doublent alors du mouvement de la musicienne elle-même, qui joue de son image retranscrite en arrière-plan.

Les instruments de Belinda Campbell viennent donner la tirade à l’œil de la caméra. Plus qu’une trame sonore, c’est la présence physique de la musicienne qui prend part à une chorégraphie avec la machine et l’image-miroir de la caméra.

Le cadre intimiste d’espace Projet et les effets hypnotiques de la lente rotation de l’image offraient à Belinda Campbell un contexte privilégié pour la performance. Elle évolue en un second temps vers une dimension plus introspective. Après avoir joué de son image, exacerbant l’esprit voyeur de l’œuvre, la musicienne se met en retrait avec un bandonéon. Statique, le corps de l’artiste laisse place à un spectacle contemplatif où l’image est davantage un paysage et la musicienne, une composante de celui-ci.